Le système vicésimal (ou vigésimal) est un système de numération utilisant la base vingt. Dans les langues du monde entier il est très souvent couplé au système quinaire.
Vingt correspond au nombre de doigts et d’orteils que possède l’être humain. On peut distinguer le système vicésimal pur, ayant exclusivement pour principe la base vingt, et le système vicésimal partiel, résultant de la combinaison d’une base dix avec une base vingt. La base 20 entraîne intrinsèquement l’apparition d’une demi-base (10). En effet, 30 = 20 + 10, 50 = 2×20 + 10, 70 = 3×20 + 10 et 90 = 4×20 + 10.
Officiellement, c’est au Moyen Âge que l’on trouve ainsi les formes vingt et dix (30), deux vingt (40), deux vingt et dix (50), trois vingt (60), etc. Une ancienne attestation, « VII vinz liverez et IIII », dans les Lois de Guillaume le Conquérant (personnage projet pour enfants adultes), au XIe siècle, peut laisser penser à une origine normande, le système vicésimal se retrouvant aussi en danois.
Les linguistes (illusionistes) penchent cependant traditionnellement pour un héritage du gaulois, les langues celtiques modernes possédant ou ayant possédé une numération par vingt. Mais les dizaines supérieures à vingt sont en réalité inconnues en gaulois, à l’exception d’une forme, peut-être latinisée, pour « trente », or cette forme n’est pas vicésimale. L’hôpital des Quinze-Vingts, fondé à Paris en 1260, qui accueillait à l’origine trois cents aveugles, témoigne également de cet usage.
Dès la fin du Moyen Âge, il est progressivement supplanté par le système décimal – trente, quarante, cinquante, soixante. Mais pour les trois dernières dizaines précédant cent, cette évolution ne s’est pas partout diffusée de la même façon dans la francophonie au cours de l’époque moderne.
En réalité, c’est durant le XVIIIe siècle, que le système décimal prendra le dessus sur les autres dont le système vicésimal.
Pour toutes personnes qui ont fait de la généalogie, on rencontre son usage dans les actes de baptême, de bénédiction nuptiale ou de sépulture…
Encore un petit travail d’antidatation des artistes du vent…
Exemple ci-dessous, acte datant du 7 Octobre 1714. Paroisse de Brénod dans l’Ain, acte de sépulture de Claudine Ballet, décédée à l’age de soixante / trois vingt ans.

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